Flashes of 1997

Publié le par Bougonnette des Sables

   Ca faisait un bail, pas vrai ?
   Et puis, l'autre jour, j'ai repensé à cette tournée de l'été 1997 -- dix jours en compagnie de Richard Davis, Andrew Cyrille et Roland Hanna, puis cinq sans Roland, mais avec Curtis Clark et Andrew Hill...

   Le premier concert du Sir Roland Hanna Trio, c'était au festival Jazz aux Remparts de Bayonne. En première partie, le Count Basie Big Band dirigé par Grover Mitchell, avec Benny Carter en special guest.
   Dans l'après-midi, je bouquine, installée dans un fauteuil, dans le hall. Tiens, Benny Carter vient de passer. 90 ans, élégantissime, classieux comme c'est pas permis, une démarche de jeune homme. Que dis-je... ce n'est pas Benny Carter qui vient de passer, c'est toute l'histoire du jazz ! Dans les années 20 déjà, il était dans l'orchestre de Fletcher Henderson... 70 ans de carrière... Incroyable.
   C'est l'heure de traverser la rue pour gagner le complexe sportif qui sert de salle de concert (et de restaurant pour les musiciens et les volontaires, souvenez-vous d'Andrew Cyrille...). Je partage l'ascenseur avec quelques musiciens du Big Band, dont le contrebassiste, James Leary. Brainstorming autour de l'identité du saxophoniste représenté sur mon joli T-shirt «Jazz Hot». Nous nous décidons finalement pour George Adams.

   Le lendemain, j'ai repris mon poste dans le hall. Leary s'approche de moi : «Do you remember me, or am I just another pretty face?» (en gros, «Tu te souviens de moi, ou je ne suis que l'un des jolis garçons que tu connais ?»). Illico, James devient pour moi «Pretty Face» -- et le restera. Pas une lettre, pas un mail qui commence par «Dear James» ; non : toujours «Hello Pretty Face». Ce qui fait beaucoup marrer quelques copains, comme par exemple Rasul Siddik -- «Well, he ain't that pretty!!!»
   Mais... voilà le patron. Professor Richard Davis. Et Benny Carter en vue... «Richard... Richard... Présente-moi... S'il-te-plaît...»
   «Benny, je te présente Lady Domi, elle écrit sur le jazz, et elle écrit très bien.»
   Et Benny de répliquer : «And she's pretty too!»

   Quand-même un grand souvenir...
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L
Zut un comm... Faut qu'je réponde... Même n'importe quoi, par pure politesse...Et en quel genre de tool me vois-tu donc, ô estimable lion superbe et généreux ?
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E
je te préférais en "pretty tool" mais j'avais bien lu<br /> (je ne suis pas bigleux)
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:
  Bon mercredi ! ! Bisous du pays de Râ          @nne marie
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D
Tu en connais du beau monde.<br /> A quand ton autobiographie.<br /> Bonne journée et bisous à 5°.
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M
Mais, elle est là, mon autobiographie, mon Duke... !Bisous à pas beaucoup plus, et avec un petit vent tout ce qu'il y a de plus vivifiant, de surcroît !
E
c'est marrant j'ai pensé exactement à la même anecdote !<br /> pourquoi es-tu " a pretty tool " ?...<br /> (mais non je ne suis pas bigleux !)<br /> code de validation : RAG
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M
Parce que tu ne sais pas que contrairement au français, l'anglais ne laisse pas d'espace avant un point d'interrogation ou d'exclamation un point-virgule ou deux points !Eh eh...