Mojo et haricots
Je jure que je n'ai pas fait exprès. Que j'avais pensé mettre ici cette vidéo de Muddy Waters avant de découvrir le dernier article écrit par Gaston sur Gaspacho in the Night, article passionnant et extrêmement bien argumenté bien que (c'est lui qui le dit, hein !) le blues, il n'y connaisse pas grand-chose.
Comme je m'y connais encore moins que lui, et plutôt que d'écrire des âneries, je vous propose ce «Got my Mojo Working» par Muddy Waters, avec James Cotton à l'harmonica, Otis Spann au piano et possiblement (d'après l'un des commentaires laissés sur You Tube) Jimmy Rodgers à la guitare.
Parce que c'est un peu court, tout ça, je vous propose de nous pencher quelques instants sur la signification des paroles de ce morceau... Got my mojo working... Qu'est-ce donc que ce mystérieux mojo, qu'un coup il marche, un coup il marche pas ?
Un coup d'oeil à l'excellent bouquin de Jean-Paul Levet, «Talking that Talk» (dont j'avais parlé il y a bien longtemps, allez donc fouiller dans la maigre rubrique «Au fil des pages») nous apprend que le terme de «mojo» vient du fula «moco'o» : «homme médecine, sorcier». Il y a de la magie dans le mojo... mais qu'y trouve-t-on vraiment ? Eh bien, quelques ingrédients à faire pâlir de jalousie l'une des sorcières macbethiennes chères à Sieglind : poudre de serpent ou de crapaud, racines, os de chat noir, brins d'herbe séchés, racine de mandragore... et souvenez-vous de cet autre incontournable de Muddy Waters, «Hoochie Coochie Man» :
«I got a black cat bone
I got a mojo too
I got the John The Conqueroo
I'm gonna mess with you»
Mais parfois, comme dans le cas qui nous intéresse, le terme de mojo n'est pas sans connotation sexuelle...
«Got my mojo working
But it just won't work on you
I wanna love you so bad
Till I don't know what to do»
Alors, comment ranimer ce mojo défaillant ? C'est tout simple :
«I'm going down to Louisiana
To get me a mojo hand
I'm gonna have all you women
Right here at my command»
Parce que vous avez été sages, et que je suis vexée que Gaston m'ait prise de vitesse, aussi parce que le zydeco est somme toute une forme de blues parmi les autres (mais vous avez le droit de ne pas être d'accord) et que ce morceau est chanté dans le savoureux créole louisianais, une très courte vidéo de Clifton Chenier (accordéoniste, chanteur et «King of Zydeco»), avec entre autres son frère Cleveland au washboard.
Et j'ouvre à nouveau le bouquin de Levet pour en extraire l'étymologie du mot «zydeco» : «du yula za ve, danser, renforcé par le français «haricots» (le créole fait la liaison) tiré de l'expression «les haricots sont pas salés. Celle-ci fait allusion aux périodes de disette pendant lesquelles on ne peut pas acheter de viande salée pour accompagner les haricots».
Je vous laisse... en très bonne compagnie : clic !
Parce que c'est un peu court, tout ça, je vous propose de nous pencher quelques instants sur la signification des paroles de ce morceau... Got my mojo working... Qu'est-ce donc que ce mystérieux mojo, qu'un coup il marche, un coup il marche pas ?
Un coup d'oeil à l'excellent bouquin de Jean-Paul Levet, «Talking that Talk» (dont j'avais parlé il y a bien longtemps, allez donc fouiller dans la maigre rubrique «Au fil des pages») nous apprend que le terme de «mojo» vient du fula «moco'o» : «homme médecine, sorcier». Il y a de la magie dans le mojo... mais qu'y trouve-t-on vraiment ? Eh bien, quelques ingrédients à faire pâlir de jalousie l'une des sorcières macbethiennes chères à Sieglind : poudre de serpent ou de crapaud, racines, os de chat noir, brins d'herbe séchés, racine de mandragore... et souvenez-vous de cet autre incontournable de Muddy Waters, «Hoochie Coochie Man» :
«I got a black cat bone
I got a mojo too
I got the John The Conqueroo
I'm gonna mess with you»
Mais parfois, comme dans le cas qui nous intéresse, le terme de mojo n'est pas sans connotation sexuelle...
«Got my mojo working
But it just won't work on you
I wanna love you so bad
Till I don't know what to do»
Alors, comment ranimer ce mojo défaillant ? C'est tout simple :
«I'm going down to Louisiana
To get me a mojo hand
I'm gonna have all you women
Right here at my command»
Parce que vous avez été sages, et que je suis vexée que Gaston m'ait prise de vitesse, aussi parce que le zydeco est somme toute une forme de blues parmi les autres (mais vous avez le droit de ne pas être d'accord) et que ce morceau est chanté dans le savoureux créole louisianais, une très courte vidéo de Clifton Chenier (accordéoniste, chanteur et «King of Zydeco»), avec entre autres son frère Cleveland au washboard.
Et j'ouvre à nouveau le bouquin de Levet pour en extraire l'étymologie du mot «zydeco» : «du yula za ve, danser, renforcé par le français «haricots» (le créole fait la liaison) tiré de l'expression «les haricots sont pas salés. Celle-ci fait allusion aux périodes de disette pendant lesquelles on ne peut pas acheter de viande salée pour accompagner les haricots».
Je vous laisse... en très bonne compagnie : clic !
Comme je m'y connais encore moins que lui, et plutôt que d'écrire des âneries, je vous propose ce «Got my Mojo Working» par Muddy Waters, avec James Cotton à l'harmonica, Otis Spann au piano et possiblement (d'après l'un des commentaires laissés sur You Tube) Jimmy Rodgers à la guitare.
Parce que c'est un peu court, tout ça, je vous propose de nous pencher quelques instants sur la signification des paroles de ce morceau... Got my mojo working... Qu'est-ce donc que ce mystérieux mojo, qu'un coup il marche, un coup il marche pas ?
Un coup d'oeil à l'excellent bouquin de Jean-Paul Levet, «Talking that Talk» (dont j'avais parlé il y a bien longtemps, allez donc fouiller dans la maigre rubrique «Au fil des pages») nous apprend que le terme de «mojo» vient du fula «moco'o» : «homme médecine, sorcier». Il y a de la magie dans le mojo... mais qu'y trouve-t-on vraiment ? Eh bien, quelques ingrédients à faire pâlir de jalousie l'une des sorcières macbethiennes chères à Sieglind : poudre de serpent ou de crapaud, racines, os de chat noir, brins d'herbe séchés, racine de mandragore... et souvenez-vous de cet autre incontournable de Muddy Waters, «Hoochie Coochie Man» :
«I got a black cat bone
I got a mojo too
I got the John The Conqueroo
I'm gonna mess with you»
Mais parfois, comme dans le cas qui nous intéresse, le terme de mojo n'est pas sans connotation sexuelle...
«Got my mojo working
But it just won't work on you
I wanna love you so bad
Till I don't know what to do»
Alors, comment ranimer ce mojo défaillant ? C'est tout simple :
«I'm going down to Louisiana
To get me a mojo hand
I'm gonna have all you women
Right here at my command»
Parce que vous avez été sages, et que je suis vexée que Gaston m'ait prise de vitesse, aussi parce que le zydeco est somme toute une forme de blues parmi les autres (mais vous avez le droit de ne pas être d'accord) et que ce morceau est chanté dans le savoureux créole louisianais, une très courte vidéo de Clifton Chenier (accordéoniste, chanteur et «King of Zydeco»), avec entre autres son frère Cleveland au washboard.
Et j'ouvre à nouveau le bouquin de Levet pour en extraire l'étymologie du mot «zydeco» : «du yula za ve, danser, renforcé par le français «haricots» (le créole fait la liaison) tiré de l'expression «les haricots sont pas salés. Celle-ci fait allusion aux périodes de disette pendant lesquelles on ne peut pas acheter de viande salée pour accompagner les haricots».
Je vous laisse... en très bonne compagnie : clic !
Parce que c'est un peu court, tout ça, je vous propose de nous pencher quelques instants sur la signification des paroles de ce morceau... Got my mojo working... Qu'est-ce donc que ce mystérieux mojo, qu'un coup il marche, un coup il marche pas ?
Un coup d'oeil à l'excellent bouquin de Jean-Paul Levet, «Talking that Talk» (dont j'avais parlé il y a bien longtemps, allez donc fouiller dans la maigre rubrique «Au fil des pages») nous apprend que le terme de «mojo» vient du fula «moco'o» : «homme médecine, sorcier». Il y a de la magie dans le mojo... mais qu'y trouve-t-on vraiment ? Eh bien, quelques ingrédients à faire pâlir de jalousie l'une des sorcières macbethiennes chères à Sieglind : poudre de serpent ou de crapaud, racines, os de chat noir, brins d'herbe séchés, racine de mandragore... et souvenez-vous de cet autre incontournable de Muddy Waters, «Hoochie Coochie Man» :
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I got the John The Conqueroo
I'm gonna mess with you»
Mais parfois, comme dans le cas qui nous intéresse, le terme de mojo n'est pas sans connotation sexuelle...
«Got my mojo working
But it just won't work on you
I wanna love you so bad
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Alors, comment ranimer ce mojo défaillant ? C'est tout simple :
«I'm going down to Louisiana
To get me a mojo hand
I'm gonna have all you women
Right here at my command»
Parce que vous avez été sages, et que je suis vexée que Gaston m'ait prise de vitesse, aussi parce que le zydeco est somme toute une forme de blues parmi les autres (mais vous avez le droit de ne pas être d'accord) et que ce morceau est chanté dans le savoureux créole louisianais, une très courte vidéo de Clifton Chenier (accordéoniste, chanteur et «King of Zydeco»), avec entre autres son frère Cleveland au washboard.
Et j'ouvre à nouveau le bouquin de Levet pour en extraire l'étymologie du mot «zydeco» : «du yula za ve, danser, renforcé par le français «haricots» (le créole fait la liaison) tiré de l'expression «les haricots sont pas salés. Celle-ci fait allusion aux périodes de disette pendant lesquelles on ne peut pas acheter de viande salée pour accompagner les haricots».
Je vous laisse... en très bonne compagnie : clic !
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