Tétanisée
Je sais, c'est lundi... faut rembaucher... et quoi de mieux pour filer la patate qu'une douzaine de minutes en compagnie d'Eddie «Lockjaw» Davis, ancien pensionnaire de l'orchestre de Count Basie, rageur comme pas deux -- souvenez-vous de ses irruptions volcaniques sur l'album «Atomic Basie», entre autres -- et heureux possesseur d'une splendide chemise à jabot. Qu'est-ce que vous voulez, il y en a qui ont la classe !...
Tiens, au fait, il ne devait pas son surnom de «Lockjaw» («mâchoires d'acier», si vous voulez) à son jeu rageur ou à la puissance de son embouchure, mais à l'un des quatre morceaux gravés lors de la première séance qu'il fit sous son nom, en 1946... quatre morceaux aux titres ô combien primesautiers : «Surgery» («Chirurgie»), «Afternoon in a Doghouse» («Après-Midi dans une Niche»), «Athlete's Foot» («Pied d'Athlète») et, donc, «Lockjaw» («Tétanos»). Parfois, je vous jure, on se demande où les compositeurs vont pêcher les titres de leurs œuvres...
Alors. D'abord, «Just Friends». Ensuite, «Out of Nowhere», sur lequel notre vieil ami le shunteur fou sévit, hélas, pile poil au milieu du solo de piano. Autour de Lockjaw... aucune idée. Ces têtes-là me disent quelque chose, mais pas moyen de remettre des noms dessus. Alors, je compte sur vous.
Assez bavardé... clic !