Petits mensonges...
Ce que j'aime bien dans l'International Herald Tribune, c'est qu'ils ne se gênent pas pour critiquer l'administration Bush, avec un sens de l'analyse et une justesse sans failles -- généralement pimentées d'une bonne dose d'humour. Dernièrement, Frank Rich se penchait sur les mensonges émis par le gouvernement américain et les médias «officiels» au sujet de la situation post-11 septembre, tellement nombreux selon lui que démêler le vrai du faux pourrait devenir un emploi à temps complet.
Heureusement que Dick Cheney est là. Avec lui, la tâche se trouve simplifiée. S'il utilise le mot «contexte», c'est qu'il va mentir. Exemple : «Le contexte dans lequel j'ai fait cette déclaration l'année dernière», qui introduit les tentatives d'explication de ses prévisions malheureuses. Souvenez-vous : il affirmait que les Américains seraient accueillis par le peuple irakien comme des libérateurs, et que l'insurrection irakienne (qui dure depuis 15 mois maintenant) «vivait ses derniers instants».
Autre signe qui ne trompe pas : la phrase «Je n'en ai pas eu connaissance». Ainsi a-t-il soutenu ne pas avoir lu l'article en première page du «Washington Post», qui affirmait qu'on avait perdu la trace de Ben Laden, pas plus que le nouveau rapport émis par le Sénat, qui vient contredire les assertions selon lesquelles il existait bien un lien entre Saddam Hussein et al-Qaida. Il n'avait pas lu non plus le rapport de Mohamed ElBaradei, membre de l'«International Atomic Energy Agency», rapport émis avant le début de la guerre d'Irak, qui établissait clairement qu'il n'existait «aucune preuve de reprise d'activités nucléaires» dans le pays.
Ce qui l'a amené à proférer cette jolie phrase, digne d'un George Bush : «Je ne l'ai pas lu ; il va falloir que j'y revienne pour le lire encore une fois».
Heureusement que Dick Cheney est là. Avec lui, la tâche se trouve simplifiée. S'il utilise le mot «contexte», c'est qu'il va mentir. Exemple : «Le contexte dans lequel j'ai fait cette déclaration l'année dernière», qui introduit les tentatives d'explication de ses prévisions malheureuses. Souvenez-vous : il affirmait que les Américains seraient accueillis par le peuple irakien comme des libérateurs, et que l'insurrection irakienne (qui dure depuis 15 mois maintenant) «vivait ses derniers instants».
Autre signe qui ne trompe pas : la phrase «Je n'en ai pas eu connaissance». Ainsi a-t-il soutenu ne pas avoir lu l'article en première page du «Washington Post», qui affirmait qu'on avait perdu la trace de Ben Laden, pas plus que le nouveau rapport émis par le Sénat, qui vient contredire les assertions selon lesquelles il existait bien un lien entre Saddam Hussein et al-Qaida. Il n'avait pas lu non plus le rapport de Mohamed ElBaradei, membre de l'«International Atomic Energy Agency», rapport émis avant le début de la guerre d'Irak, qui établissait clairement qu'il n'existait «aucune preuve de reprise d'activités nucléaires» dans le pays.
Ce qui l'a amené à proférer cette jolie phrase, digne d'un George Bush : «Je ne l'ai pas lu ; il va falloir que j'y revienne pour le lire encore une fois».
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