Tenue de campagne

Publié le par Lady D.

   Retournons pour quelques minutes en 1996, au festival de Cussac Fort-Médoc (souvenez-vous : nous y avons passé un moment ensemble, voilà quatre mois).
   Je suis arrivée bien en avance, et me voilà seule, un peu perdue dans l'immense enceinte meublée de bottes de paille qui serviront de sièges tout au long de ces trois soirées. Elles finiront l'aventure bien fatiguées, d'ailleurs, et que celui qui n'a jamais goûté aux joies d'une bataille à coup de poignées de foin me jette la première pierre !
   Me voilà, donc, assise sur ma botte de paille, à quelques mètres de la tente qui arbore fièrement son petit panneau «Presse», empreinte d'une vague mélancolie et d'un sentiment de panique beaucoup plus présent -- je vous rappelle que j'ai aussi eu ma période agoraphobique. J'attends, sous un soleil de plomb. Qu'attends-je ? Que quelque chose se passe. N'importe quoi, mais quelque chose, zut !
   Tiens, justement... voilà un grand noir qui apparaît au loin... C'est Isaac Hayes, en chemin vers une interview radio... La classe, quand-même. Tout de blanc vêtu, les incontournables lunettes noires, la démarche souple...

 

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   Quelques heures plus tard, après le concert (pour lequel il est resté en «tenue de campagne», pour reprendre son terme, ses bagages s'étant égarés en route), je m'aventure dans les loges pour enrichir ma collection d'autographes -- l'entamer, plutôt, car celui-ci a dû être l'un de mes premiers. Mister Hayes, casquette de campagne sur le crâne, baisse les yeux vers moi : «Hey, mais je te reconnais ! C'est toi qui étais assise, tout-à-l'heure !»

   «Et alors ? C'est tout ?»
   Ben oui, c'est tout. Mais, quand-même, Isaac Hayes... !!!

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T
La classe naturelle. Quel sourire! La coolitude faite mec
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S
Fabuleuse anecdote!!!A+ LadySysTooL
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L
Ouais, bof... Y'a eu mieux, mais je cherche toujours le compte-rendu que j'en avais fait à l'époque ! Si je ne le retrouve pas... adieu tournée de 1997... et pourtant, elle vaut le déplacement !
K
la réflexion de Pascal, découvert après mon 1er passage me fait rappeller que ma femme et moi avons croisé à Paris l'acteur Jean-Pierre Cassel (à la gare d'Austerlitz !!) mais c'est ma femme qui a du me le dire, idem pour Richard Berry, entre-apercu à moto... ;)
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L
Ah, Madame fait aussi révélateur de people ???Tiens, hors jazz, j'ai serré la main de Frédéric Mitterrand dans les couloirs d'Europe 1 (il venait tout juste de se faire virer) et glissé un oeil dans la salle de rédaction de France 2, où Bruno Masure et son équipe préparaient le JT du soir (le «Commandeur» travaillait à France 2 et m'avait emmenée faire le tour du propriétaire !)
K
oh là, chère Lady, je ne parle pas que de musique brésilienne, je te rassure !! et en ce moment je ne cause plus que musique de film ;)<br /> <br /> je m'intéresse vraiment aux musiques éthérées et aériennes au sens très large !! :)<br /> <br /> PS : et puis tu peux écouter les morceaux si tu ne connais pas, sinon un ignare en jazz tel que moi oserais même pas venir chez toi !!
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L
Ah, mais écouter, ça va ! C'est commenter qui pose un problème... et comme je ne pourrai pas me retenir de mettre mon grain de sel (déformation professionnelle !)...
+
Je passe en coup de vent pour te faire un petit coucou et un gros bisous !P.S : le code à entrer est JAZ ! lol
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L
Phénomène assez courant sur la Jazzothèque de Pascal... C'est amusant, quand-même !Gros bisou à toi itou !