Nostalgie...
Courtesy of Walter Bruyninckx encore, une jolie brochette de jazzmen :
Maintenant, il faut mettre des noms... Alors... tout à fait à gauche, Doc Cheatham. Tout à fait à droite, il me semble me souvenir que c'est Wilbert Kirk, mais je n'en mettrais pas ma main au feu. Les deux gentlemen à l'arrière plan étant les frères DeParis, Wilbur et Sydney (mais lequel est Wilbur et lequel est Sydney, là... je n'en sais rien).
Et j'en profite pour rapporter une anecdote vécue par Walter, au festival de Cannes (oui, de Cannes ; il y eut un festival de jazz à Cannes, en 1958), avec l'un des DeParis Brothers ; Sydney, il me semble.
Sydney, donc, voyageait pour la première fois hors des États-Unis. Walter était attablé à une terrasse de café avec lui et quelques autres musiciens du groupe quand Sydney dit, «J'ai un de ces mals de tête, est-ce que tu peux me dire où il y a une pharmacie ?» Walter lui répondit, tout naturellement : «Tu veux de l'aspirine ? Je vais aller t'en chercher». Abasourdi, Sydney ; limite choqué : «Toi, tu ferais ça pour moi ?»
Tant qu'on y est : Walter fut l'ami de Yannick Bruynoghe. Ainsi se retrouva-t-il à faire visiter Bruxelles à Big Bill Broonzy, l'espace d'une journée. Passant devant un magasin de chaussures, Big Bill eut envie d'en acheter une paire. La jeune vendeuse se précipita vers lui. Big Bill s'assit sur un tabouret, et la jeune femme lui passa elle-même la paire de chaussures qui l'avait attiré. Là encore, surprise, ravissement teinté d'une légère gêne. Big Bill profita pleinement de cet instant qu'il ne vivrait sûrement pas dans son propre pays : il essaya deux bonnes douzaines de paires !
