Au temps des Templiers...

Publié le par Lady D.

   On accède à la terrasse (et à l'immense pièce qui court sur presque toute la longueur du bâtiment) par cet escalier :

 

   Une pièce superbe, dotée d'une cheminée monumentale. Mais, c'est au rez-de-chaussée qu'a été faite la découverte la plus intrigante : une façon de cave, en forme de bouteille, profonde de quatre mètres, à laquelle on ne peut accéder que par son «goulot» : un orifice circulaire de quatre-vingt-dix centimètres de diamètre. Dans cette pièce, qui fut probablement un cachot, trois pierres posées à égale distance, le long de la paroi, faisaient sans doute office de sièges rudimentaires.
   Si j'en crois le maître des lieux, l'acoustique de cette cave est exceptionnelle - y sont déjà descendus des amis à lui, flûtiste et vocaliste classiques, qu'il a écoutés jouer depuis l'extérieur. Un concert privé d'une qualité exceptionnelle, dit-il.

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Publié dans de choses et d'autres

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P
Je peux me tromper, mais il me semble qu'il s'agit ici d'une oubliette. En effet il était courant dans une Commanderie d'avoir ce genre de prison pour modeler les esprits rebelles à la Règle. Bien évidement ce lieu n'était pas occupé à temps complet, il s'agissait de briser les fortes têtes, et surtout les Sergents d'Armes qui n'étaient pas Frères Chevaliers (tenue noire à croix pattée rouge au lieu du traditionnel Blanc-Manteau des Chevaliers. La forme de cette prison est étudiée pour éviter les évasions, en effet il est pratiquement impossible de grimper le long du mur et de se trouver face à un rentrant terminé par un goulot (forme de la bouteille). Le futur prisonnier était descendu par une corde ou grace à une échelle (méthode douce) ou bien tout bonnement jeté par le goulot (méthode virile).  La Règle du Temple étant assez dure et il dut y avoir des récalcitrants qui malgré tout rentraient vite dans le rang et étaient envoyés en Terre Sainte avec mission de prouver leur valeur au combat. En ce qui concerne les banquettes de pierre, il s'agit plutôt d'une douceur Templière que l'inverse, car habituellement de l'eau croupie stagne au fond de l'oubliette à tel point que dans certains Châteaux, ou Monastères (et oui il y en eu également dans les monastères) les pauvres diables enfermés ne pouvaient que se tenir accroupis, voire debout afin de ne pas se noyer dans l'infâme soupe (se rappeller des excréments, immondices et autre rats). Les temps étaient durs en ce temps là !!! L'on peut voire des cachots semblables à celui qui nous interresse dans plusieurs Châteaux célèbres, tel Loches, Chillon en Suisse et tant et tant d'autre. Je crois même me souvenir qu'il en fut ainsi à la Bastille et qu'en 1789 quelques pauvres hères furent ainsi libérés. En espérant que mes réponses te conviennent au mieux.<br /> Fraternellement PHILIPPE LE TEMPLIER
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L
Philippe,Merci pour ces détails... croustillants. J'aurais une autre particularité à exposer, mais il faudrait que je me rafraîchisse la mémoire par une petite visite aux Maître des Lieux... Une histoire de pièce souterraine... d'ouverture qui laisse passer un rayon de lumière à une certaine époque de l'année...Amis du Mystère... bonsoir !
L
J'espère ne pas avoir trop dénaturé la pensée de Brad...<br /> <br /> Ceci est une traduction de l'anglais vers le français, comme mon manque de maîtrise du français, surtout à 2 heures 20 du matin, me ferait interdire pour toujours de France... <br /> J'aime trouver des endroits comme cette petite pièce que tu as tellement bien décrite. Quand j'étais à l'université, je ne me déplaçais jamais sans une flûte à bec, et je testais l'acoustique de chaque cage d'escalier. Ceci naturellement, après avoir été impressionné par les enregistrements faits par Paul Horn dans les pyramides d'Egypte. Souvent je regrette de ne pas avoir eu aussi un enregistreur audio, afin de pouvoir me rappeler non seulement l'endroit lui-même, mais également l'ambiance et l'esprit de la musique interprétée en ces lieux... j'aurais de formidables enregistrements de musique pour la méditation. <br /> En tant que musicien, j'ai tendance à toujours remarquer l'acoustique d'une salle, d'un hall, d'une cage d'escalier, même d'une salle de bains... Il m'est souvent arrivé de rechercher les fréquences de la résonance dans ces lieux, d'en recueillir en moi les énergies mystiques, avant d'étudier les caractéristiques acoustiques de la salle, et comment un changement subtil de la tonalité, de l'embouchure ou même de la formation de la cavité buccale (placement différent de la langue et des joues) affecteront la façon dont la musique résonne dans la pièce... exactement comme le font les chanteurs de gorge dans leur musique de méditation. <br /> Parfois, je constate qu'une pièce possède «ce certain esprit» qui me permet de dépasser (presque) la dimension physique et d'entrer dans un royaume spirituel... le temps devient alors chose peu importante, tout le reste dérive loin de mon esprit, et je me trouve dans un lieu de paix et d'harmonie. <br /> Je pense qu'Erik Satie aussi a composé dans ce genre de lieu merveilleux, ce qui explique pourquoi si peu de gens comprennent vraiment la beauté qui réside dans la simplicité de ses oeuvres (pourtant tellement riches, si elles sont exécutées dans un lieu permettant à sa musique de devenir bien plus que des notes sur les partitions des musiciens). Quand la musique devient ainsi plus que seulement des notes, qu'elle devient une prolongation des âmes du compositeur et de l'interprète, nous touchons à la magie... et ce sont ces moments que je recherche en tant qu'interprète. <br /> Si les dieux, les déesses, et les muses le veulent, je pourrai recommencer un jour ces expériences, peut-être en Europe, où de telles choses sont plus appréciées qu'en ce pays d'austérité et d'amertume que sont les Etats-Unis. Pardonnez-moi de papoter ainsi, mais il est tard, et j'ai juste senti que je devais partager ce petit morceau de mon âme intérieure avec vous tous. <br /> Bénédictions et paix<br /> Brad.<br />
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C
merveilleuse journée a toi
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