On the road
Bon... Je ne vais quand-même pas vous raconter mes vacances en détail, vu qu'il ne s'est rien passé d'exceptionnel. Pas de catastrophe majeure, genre ULM qui s'écrase sur la tente ou coup de vent intempestif qui précipite la Lady dans la Dronne, rien que des paysages d'une verdoyance rare, des ruines, des églises, des châteaux, et aussi des cours d'eau, des canards et des saules pleureurs. Et une ou deux surprises, que vous découvrirez plus tard.
Un mot quand-même sur le patron du camping (très sympa, le camping, très calme, si l'on excepte la présence à deux pas d'un terrain engazonné d'où une poignée d'ULMs décollaient pour tournicoter une heure durant à chaque fin d'après-midi). Les cheveux argentés traversés par une légère ondulation, le regard bleu, et comme un air de... de... mais oui, mais c'est bien sûr ! De Franck Dubosc... quoi de plus normal dans un camping, me direz-vous. Mais un Frank Dubosc qui se serait collé les sourcils d'Emmanuel Chain. Maître d'un chat à trois pattes de surcroît, lequel répond (quand il veut bien, comme tous les chats) au doux nom d'Hippolyte.
Bon. Je passe sur le voyage, les successions de collines et de vallons qui remplacent imperceptiblement la platitude de mon bord de mer pour finir genre montagnes russes auxquelles l'estomac de la chienne ne résiste pas. Quoique, non. Petite photo prise du bord de la route, durant un arrêt café - dégourdissage de jambes et étude des papillons locaux...
Oui, au fait : nous sommes en route pour le Périgord. Pas encore fixés sur la couleur dudit Périgord, d'ailleurs. Deux heures plus tard, nous entrons dans le Vert... bon, va pour le Vert, alors ; c'est joli, le Vert. Bourdeilles, Brantôme...
(à suivre)
