Le pont
Ça fait bien longtemps qu'il n'y a pas eu de petite photo, par ici... Mais le problème, c'est que je ne sais pas laquelle choisir...
Ah, je crois que je sais. Vous vous souvenez du pont ? Qui était là : http://ladydomi.over-blog.com/article-2837672.html
Le revoilà, d'un peu plus loin.
Toujours aussi impressionnant, pas vrai ? Et fidèle au poste depuis plus d'un siècle...
Puisque je vois que mon pont vous intéresse, quelques précisions : Il a été construit en 1841 et 1842, sur les plans de l'architecte Louis Dor. La structure est en maçonnerie, la portée principale (la plus longue longueur de tablier entre deux piles) est de 90 mètres, la longueur totale de 655 mètres. La hauteur du pont d'origine était de 22 mètres, mais il m'a l'air d'avoir un peu grandi par la suite !
Vous avez quand-même sous les yeux l'un des plus vieux ponts supendus d'Europe, attention. Il est amusant de constater qu'à quatre ou cinq kilomètres en aval, se trouve l'un des plus vieux ponts transbordeurs d'Europe, qui a été utilisé jusqu'en 1970, année où on a construit un pont à tablier levant, à quelque deux cents mètres. Lequel pont a été détruit voilà une dizaine d'années pour être remplacé par un viaduc tout beau tout haut (bonjour le tanguage quand il y a un peu de vent !), encore deux cents mètres plus loin. J'adorais le pont à tablier levant, mais il valait mieux ne pas vouloir traverser le fleuve au moment où un bateau approchait, parce que le temps qu'on lève le tablier, que le bateau passe et qu'on rabaisse le tablier, y'en avait pour une bonne heure !
J'ai une carte postale avec les trois ponts -- un vrai collector. Que je numériserai peut-être un de ces jours...
Mais... revenons à notre pont...
«Dès 1851, le passage simultané de deux voitures attelées de plus de deux chevaux ainsi que le passage de voitures en même temps que des troupeaux est interdit sur le pont.
En 1870, une circulaire du ministère chargé des travaux publics demande que soient très précisément définis les cahiers de charge des ponts suspendus. Le tablier est mis à l’épreuve de chariots de sable le 21 août 1883. Le tablier ne résiste pas, il se brise et tombe. L’ensemble des maçonneries est intact et sera conservé pour le nouveau pont. Arnodin est appelé pour reconstruire la partie suspendue du pont. Arnodin a mis au point le câble à torsion alternative et améliore le système des tabliers en répartissant les charges d’exploitation sur un grand nombre de suspentes attachées à des poutres latérales.
L’exploit essentiel de ses travaux est de rendre l’ouvrage plus solide, sans ajouter de charge sur les piles. Le nouveau tablier a un châssis de fer et garde un placage de bois. Les pylônes sont refaits et reliés par d’élégants portiques dont l’arc a des écoinçons ajourés et porte en agrafe la date de 1884. Un garde corps en fer forgé finement ouvragé surmonte cette structure.
La nouvelle version du pont est inaugurée le 18 mai 1885 en présence du sous-préfet, du député, du conseiller général et du maire de la ville.»
Vous savez tout !