I Heard you!!

Publié le par L.D.

   Bon... Il semblerait que le gribouillis sur le All Day Long de Kenny Burrell soit destiné à rester à l'état de truc à moitié commencé et jamais fini. Pas grave. C'est l'un de ces albums sur lesquels il n'y a rien à dire, la musique se suffisant à elle-même. En d'autres termes, j'ai un peu beaucoup la flemme de revenir dessus, sauf pour l'écouter, et les crobes rhumatoïdes qui squattent mes synapses n'arrangent rien à l'affaire.

 

   Si l'on va par là, il n'y a pas grand-chose à dire sur le Live at the Otter Crest de Gene Harris, non plus. En fait, j'ai découvert l'existence de cet album sur Youtube, en y cherchant quelques vidéos de John Heard. Pas l'acteur, le contrebassiste. Enfin, quand je dis « contrebassiste », c'est un tantinet réducteur. Parce qu'en cherchant de la documentation sur lui, ben je suis aussi tombée sur son site web : http://www.heardworks.com/, où j'ai découvert que le Sieur John, en plus de présenter une discographie hallucinante (séances en sideman avec Ella, Basie, Ahmad Jamal, Joe Henderson, Kenny Burrell, Lionel Hampton, Jean-Luc Ponty, Pharoah Sanders... etc etc), fait de bien jolies peintures — pas vrai, Cocole ?

 

   Maintenant, pourquoi cet intérêt pour John Heard ? Déjà, c'est un contrebassiste, eh eh. Et un contrebassiste à cinq cordes, ce qui est encore mieux. Autrement dit, en plus des cordes de mi, de la, de ré et de sol, il a un si grave. Sur les vidéos trouvées, sur Youtube, il a aussi un très joli chapeau. C'est peut-être secondaire, mais que voulez-vous, moi, c'est le petit détail qui me fait craquer. Il a aussi l'air de beaucoup s'amuser, ce qui est nettement moins secondaire :

 

 

 

   Traîtrise, le morceau est coupé en deux ! Faut cliquer vite sur la petite flèche de la seconde vidéo pour ne pas perdre le fil et ouïr pleinement comment John Heard s'amuse à triturer les toutes dernières notes du solo de Gene Harris...

 

 

 

   Gene Harris, je dis souvent tout plein de mal de lui. Sans vraiment le penser, d'ailleurs. Oui, son jeu est bourré de clichés, mais de ces clichés qui me collent des démangeaisons dans les doigts de pied. C'est un peu un Oscar Peterson, mais avec beaucoup moins de finesse, plus de grandiloquence aussi sur les ballades. Un rouleau compresseur, en somme. Mais un rouleau compresseur qui swingue, ce qui est quand-même l'essentiel.

 

   Il y a aussi un batteur, sur Live at the Otter Crest. L'excellentissime (et sous-estimé) Jimmie Smith, pas du genre à s'arrêter pour se regarder swinguer, celui-là ! Il forme avec John Heard un tandem rythmique tellement soudé, tellement cohérent, tellement « ensemble » à la fraction de seconde près que c'en est presque trop (souvenir d'un album où ces deux-là tiennent compagnie à Harry Edison, Zoot Sims et, il me semble, Dolo Coker, introuvable sur le Net pour le moment, hélas !).

 

   Bien. Assez blablaté, place à la musique... et sans morceau coupé au milieu, cette fois

 

 

Publié dans disques de chevet

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cocole 22/02/2011 19:38



hum ça swingue ! j'aime, mais au début, il me donne chaud à s'éponger comme ça ! Moi je ne peux pas jouer si je transpire trop c'est horrible !! lol