Fine gâchette !

Publié le par L.D.

Aujourd'hui, je vais vous parler de Siddhartha, d'Herman Hesse. Oh, pas bien longtemps, parce que je ne l'ai jamais lu et que, même si je devais le lire (ce qui ne semble pas devoir se produire, même dans un avenir lointain), jamais l'idée ne me viendrait de vous en imposer mon analyse. J'ai déjà bien assez de mal à raconter des trucs intéressants sur un sujet qu'a priori je ne maîtrise pas trop mal pour me ridiculiser en voulant tâter de la critique littéraire.

Si je m'intéresse aujourd'hui à Siddhartha, c'est parce qu'il paraît que ce roman servit de point de départ à un film complètement déjanté, intitulé Zachariah. Et non, je ne me recycle pas non plus dans la critique cinématographique, mais... bah, vous allez bien voir par vous-mêmes.

En 1971, donc, sort un OFNI (Objet Filmique Non Identifié), où l'on trouve des attaques de diligences et des duels au revolver. Bref, un western. L'histoire est somme toute classique... enfin, presque. Le jeune Zachariah, après s'être commandé un beau revolver sur catalogue, part à l'aventure avec son copain Matthew et tue un homme dans un duel. Dans la foulée, les deux amis se joignent aux Crackers, une bande de comiques aux cheveux longs qui attaquent des diligences le jour (enfin... qui essaient, plutôt !) et troquent le revolver pour la guitare le soir. Voilà pour le début de l'histoire, je ne vais pas vous spoiler la fin, au cas où certains d'entre vous auraient envie de regarder le film en entier pour tuer une fin d'après-midi pluvieuse (il est en entier sur You Tube... en VO).

Zachariah est donc un western avec de la musique. Plein de musique. Mais pas forcément celle qu'on s'attend à y trouver. D'accord pour Doug Kershaw, violoneux cajun et country, signataire d'une quinzaine d'albums et d'un duo avec Hank Williams Jr. qui se hissera dans le Top 50 country en 1988. De la country dans un western, c'est normal. Mais dans Zachariah, on trouve aussi Country Joe and the Fish (qui joue la bande de pitoyables de la gâchette), White Lightning et le James Gang... autrement dit, la fine fleur du rock psychédélique de l'époque. Et le New York Rock Ensemble, que Wikipedia classe dans le « classical baroque rock ». Merci pour l'étiquette, je ne l'aurais pas trouvée toute seule. Moi, je suis comme John Lewis : je ne reconnais que deux styles de musique, la bonne et la mauvaise.

Bon. Le moment est venu de vous coller un bout de Zachariah. Mais pas n'importe lequel. Celui où l'on entend le James Gang pendant les deux premières minutes... jusqu'à l'instant où un inconscient lâche sa chope de bière pour héler de façon on ne peut plus péremptoire la fine gâchette qui se planque dans un coin... le seul et unique Job Cain.

Alors... vous le reconnaissez, l'ami Job ? Et, tant qu'on y est, le frais minois de Matthew, le blondinet ami de Zachariah (lui-même interprété par John Rubinstein, fils de l'Arthur du même nom), il ne vous évoque personne ?

 

 

 


 


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cocole 26/08/2011 07:45



Non, je ne connais pas cette fine gachette, mais il manie la baguette mieux qu'un chinois affamé !!! lol


Quel plaisir d'écouter ce jeu de batterie à couper le souffle ! Alors c'est qui ce phénomène ?


et au fait, j'adore le moment où il accroche le flingue avec les autres ! :-) merci pour la découverte !


J'espère que tes vacances ont été bonnes !



JayFox 25/08/2011 13:30



raa pitain ouiiiii !!!


mais j'ai triché


Ne faites pas comme moi!  Vous le connaissez !!

et vous n'en serez que plus ami-ami avec Lady