Play it as it lays... suite

Publié le par Lady D.

   Nous voilà donc partis, le petit piano Yamaha de Rich sous le bras (il n'y en a pas, chez Melvin), direction les alentours de la Gare Montparnasse. Grand bel appartement, et Melvin semblable à l'image qu'on a généralement de lui : jean et chemise, le cigare (qu'il ne fume pas) aux lèvres, le foulard sur la tête, genre pirate.
   Nous nous penchons sur la musique : quatre compos de Melvin, dont une est très blues et une autre, très gospel. Notre hôte nous propose un verre, quelque chose à grignoter peut-être ? Je le suis dans la cuisine pour aider au transport. Melvin ouvre le frigidaire, il a visiblement oublié le gobelet aux trois-quarts pleins de café froid qu'il avait laissé dans la contre-porte... raz-de-marée sur le carrelage de la cuisine... Melvin se précipite sur le Sopalin... Je le lui subtilise... Zut, et puis quoi encore ? Il a beau avoir une pêche de jeune homme, c'est qu'il approche des soixante-dix ans, quand-même !

   Nous repartons, les partitions sous le bras et une adresse en poche. Rendez-vous est pris pour le surlendemain, à deux heures...
   Oui, nous. Je ne vais pas non plus rater la suite des évènements !

   Rich passe le reste de la journée et l'essentiel du lendemain à travailler... et moi aussi. La lecture n'est pas son fort, il déchiffre encore plus mal que moi, c'est dire ! Il faut bien que je l'aide à se dépatouiller des croches pointées et des quarts de soupir ! Et puis, il y a ce morceau gospélisant, «Play it as it Lays», que Melvin a écrit en 4/4 mais que j'aime tant jouer en 3/4...

   Et le jeudi, nous voilà repartis. Nous réussissons à ne pas nous perdre, et à arriver à peu près à l'heure ce qui, pour Rich, représente une manière d'exploit. Nous voilà chez le preneur de son...
   Bon. Moi, les synthés, je suis contre. Mais là, il y a un matos qui me réconcilierait presque avec ces bestioles. Peut-être parce que les bidouillages en tous genres ne sont pas à l'ordre du jour ; le synthé est réglé sur grand piano, et il le restera. Pas de distorted trombone ni de string section, pas de boîte à rythmes non plus. On fait dans le sobre et de bon goût.
   Et puis, si je me découvre subitement une brusque affection pour le synthé, c'est aussi, sans doute, parce que j'y poserai mes petits doigts, un peu plus tard dans l'après-midi...

   Je me suis un peu fait prier. Je suis une grande timide, voyez-vous. Mais quand-même, je n'allais pas non plus laisser passer cette occasion-là, pas vrai ?

Commenter cet article

diane 28/03/2006 09:06

OUAH!!ouah ! houah...c'est trés interessant tout ça! Mais j'ai une petite question a te poser.. y a t'il beaucoup de femme pianiste de Jazz ??

diane 25/03/2006 18:18

Salut,..c'était pour rire...le coup des papiers !!!maintenant,je n'ai pas le temps,mais des que possible,je viens me  "culturer " .