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   Avant de revenir aux choses pas sérieuses, cette petite info trouvée dans le «Herald Tribune» daté d'hier. On y apprend que la «Taxicab Commission» de San Francisco s'est réunie mardi dernier, à la demande d'un certain Michael Byrne, chauffeur de taxi de son état, lequel souhaitait que le numéro de son véhicule soit changé.
   C'est que le taxi que conduit Michael Byrne ne porte pas n'importe quel numéro. Non. Le taxi de Michael Byrne arbore fièrement un «666» qui, de l'avis de son conducteur, est la cause de toute une série de calamités qui se sont abattues sur lui, lesquelles l'ont amené à faire bénir son taxi dans une église locale. Sans résultat.
   Hélas, Michael Byrne ne souhaite pas s'étendre sur les calamités en question. Tout juste sait-on que le Taxi n°666 prit feu il y a quelques années, le jour du Vendredi Saint -- et si l'on en croit la légende, l'incendie n'épargna que la plaque portant le numéro honni... laquelle fut illico attribuée au nouveau véhicule de Byrne.
   (petite précision à l'usage des non-anglophones : «Byrne» se prononce «burn», qui signifie... «brûler»...)
   Paul Gillespie, président de la Commission, lui-même chauffeur de taxi : «Voilà une chose très simple à faire, qui pourrait rendre la vie de cet homme un peu plus facile.»

   Peut-être parce qu'il avait lui aussi conduit le Taxi n°666 par le passé, Gillespie fut le seul membre du comité à voter en faveur de la requête de Michael Byrne. Ses cinq collègues ne virent dans ce débat que perte de temps et d'argent, risque aussi de créer un précédent fâcheux : «Si nous retirons le 666, que se passera-t-il ensuite ?» demanda ainsi Tom Stanghellini. «Et le numéro 13 ? Et le numéro 1313 ?»

   Le diable a encore de beaux jours devant lui, dans les rues de San Francisco...

publié dans : revue de presse par Milady
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Image Hosted by ImageShack.us        Et c'est même pas moi qui le dis, mais notre doublette de trombonistes, j'ai nommé J.J. Johnson et Al Grey, réunis en 1983 dans un studio new-yorkais pour l'enregistrement de ce cédé pêchu initialement paru chez Pablo.  Et même si Gaston n'a pas l'air convaincu de la véracité de cet axiome initialement dû à  Cannonball Adderley (pour la musique) et Eddie Jefferson (pour les paroles), ça ne l'a pas empêché d'identifier nos deux coulissants et, par la même occasion, leurs accompagnateurs. Bon, faut dire qu'il figure dans sa jazzothèque personnelle, ce Things Are Getting Better All the Time (Original Jazz Classics OJCCD-745-2). Jazzothèque où, soit dit en passant, j'irais bien passer quelques semaines, mais ceci est une autre histoire.
   Revenons à nos coulisses.  A ma droite, J.J. Johnson, ex-membre des grands orchestres de Count Basie, Dizzy Gillespie et Woody Herman, co-leader surtout avec son alter ego danois Kai Winding du Jay and Kai Quintet, actif entre 1954 et 1956. Un styliste, mesdames et messieurs. Élégantissime, feutré, et une particularité : Jay ne fait aucun usage de ce qui est pourtant la spécificité du trombone à coulisse, à savoir la coulisse. Une justesse diabolique malgré un phrasé obstinément staccato : telle est la marque de fabrique de celui qui restera le premier (et l'un des plus importants) trombonistes de l'ère be-bop.
   A ma gauche... ah, j'ai pour lui une tendresse toute particulière... à ma gauche, donc, Al Grey, ancien pensionnaire du Big-Bang de l'Atomic Monsieur Basie lui aussi, et l'anti-J.J. Johnson par excellence. Longs glissandos cuivrés, belle maîtrise de la sourdine wa-wa, quelques growls du plus bel effet, un swing permanent, un humour ravageur...

   Tiens, juste pour le plaisir : quelques images d'Al, vocaliste et non tromboniste en 1997 au sein des Statemen All Stars. Pas forcément très en place tout ça, mais Al est irrésistible (et son béret, tout aussi seyant que le bob qu'il aimait aussi à arborer sur scène, entre autres au sein des Golden Men of Jazz emmenés par Lionel Hampton)... ainsi que Benny Waters -- le seul des participants qui ne se lève pas pour ses solos... mais après tout, à 95 ans (oui oui, quatre-vingt-quinze !), je voudrais vous y voir !




    Alors... où en étions-nous... ah oui. Aux partenaires de jeu des sieurs Johnson et Grey. Aux percussions, Dave Carey (qui se fait entendre au vibraphone sur « Boy Meets Horn »). Au piano, le discret Kenny Barron, de ces musiciens qui cadrent dans tous les contextes ou presque. Ici, il se fait pur bopper et déploie un swing redoutable, en solo comme en accompagnement. Il faut dire que derrière, ça pousse. Pensez donc, avec Ray Brown à la basse et Mickey Roker aux drums... en parlant de Mickey Roker, en voilà un qui, à mon humble avis, n'a pas eu la reconnaissance qu'il méritait... allez savoir pourquoi ; pourtant, il a tout, ce batteur-là, et même un peu du reste, tiens : swing, discrétion, pertinence, légèreté...
   Et voilà tout notre petit monde qui s'embarque tranquillement dans un répertoire confortable... Le « It's Only a Paper Moon » cher à Nat King Cole, un « Soft Winds » taquin à l'exposé joyeusement dissonant... deux dukeries, un « Things Ain't What They Used to Be » qui déroule en toute décontraction et « Boy Meets Horn », en son temps cheval de bataille de Rex Stewart, sur lequel Al fait montre de sa maîtrise de la sourdine wa-wa... un « Let Me See » bondissant, tiré du répertoire de Basie...  un « Softly, As in a Morning Sunrise » joliment exposé par Captain Ray sur walking bass assurée par Kenny Barron... le « Things Are Getting Better All the Time » que vous ouïtes, assez remarquable pour l'électrification de Kenny Barron... et, pour clôturer ce joli programme, un « Doncha Hear Me Callin' to Ya » funky et assez surprenant...

   Bref, de quoi ravir les amateurs de choses qui swinguent dru sans se poser de questions. Alors, vous en reprendrez bien une petite lichette, je suppose ? Maître Po étant naturellement exempté de clic  :-Þ



publié dans : disques de chevet par Milady
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   Ça a commencé comme un gag, sur le Café du Commerce du forum d'Over-Blog (précisions utiles, tout le monde ne fréquentant pas ce lieu de perdition).
   Clic sur la petite nimage pour l'agrandir...




   La v2 nous ayant joué quelques tours, la possibilité qu'il s'agisse d'un bug pouvait raisonnablement être envisagée.
   Mais... voyez la précision apportée par XDK sur ce post (clic sur... ah, vous avez compris comment on fait...)




   Oui, mais quelques minutes plus tard, voilà Kitop qui apparaît sur le forum. Victoire ? Attendez... pas si vite...



   En résumé : Kitop peut se loguer sur n'importe lequel des blogs d'Over-Blog, il n'a pas accès à la fonction «Répondre» -- pas plus que la fonction «Créer un nouveau sujet». A l'inverse, n'importe qui peut se loguer sur son blog (ici, en l'occurrence, XDK), et il aura accès aux mêmes fonctions.
   N'importe qui ? A la réflexion, peut-être pas tout à fait...




   (petit hors-sujet en passant... je me demande bien ce que c'est que cette histoire de ringarde, moi, tiens...)
   Souvenez-vous : Kitop est au Vietnam...




   Tapons ensemble dans Google les mots suivants : «Internet filtrage blocage Vietnam». Nous voilà avec tout plein de liens, dont...



    ... celui-ci.
   Pour ceux qui auraient la flemme de cliquer, voici la liste des quinze pays «ennemis d'Internet» dressée par Reporters sans Frontières : Arabie Saoudite. Belarus. Birmanie. Chine. Corée du Nord. Cuba. Iran. Libye. Maldives. Népal. Ouzbékistan. Syrie. Tunisie. Turkménistan. Viêt-nam.
   Sites bloqués ou filtrés, coûts de connexion prohibitifs, impossibilité de se connecter sans autorisation expresse du pouvoir, «cyberdissidents» surveillés, voire emprisonnés... tous les moyens sont bons pour empêcher l'accès des internautes de ces quinze pays aux sites jugés «subversifs» par le pouvoir...

   Heureusement, nous avons pu retrouver Kitop sur le tout nouveau chat d'Over-Blog... trop high-tech pour les filtrages et blocages en tous genres, diront les taquins... mais pour combien de temps encore ?


    PS léger, à l'intention de ceux qui s'étonneraient de la prolifération d'avatars tendance South Park sur le forum d'Over-Blog (plate-forme subversive, il faut le rappeler) : c'est tout la faute à Sili (pour une fois que c'est pas la faute à Wilbird), et c'est là qu'il faut cliquer !
publié dans : de choses et d'autres par Milady
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