Commentaires Récents

Pages

   C'est il y a une douzaine d'années.
   Et c'est l'été.
   Le soir tard ; en tout cas assez pour qu'il fasse nuit. J'ai fermé la fenêtre (sinon, je serai envahie par les abeilles qui ont élu domicile dans le conduit de cheminée qui ne débouche sur aucune cheminée), mais laissé les volets ouverts.
   Comme j'aime bien être assise par terre, je suis assise par terre, face à la fenêtre, et je bouquine.

   Quand soudain, à la périphérie de mon champ visuel, je distingue comme un mouvement. Quelque chose de blanc...

   Je relève la tête ; l'espace de quelques secondes, nous nous regardons, aussi fascinée l'une que l'autre. Elle est à peine à un mètre de moi. La Dame Blanche. La jolie chouette effraie.

   Puis elle prend peur et s'envole, silencieusement.

   Me laissant seule avec la certitude d'avoir vécu un moment rare et magnifique.

publié dans : histoires de bêtes par Lady D.
ajouter un commentaire commentaires (4)   

   Hier soir, j'ai dit à la chienne : «Bon. Maintenant que les beaux jours sont revenus, tu vas manger dans le jardin. Tu vas voir, ça va te faire prendre l'air, et tu pourras en fiche partout, c'est pas grave, quand il pleuvra, ça nettoiera». Elle a dit : «Ouaf». J'ai dit : «Y'a pas d'ouaf, c'est comme ça, et si t'es pas contente, t'as qu'à aller au restau».

   Donc, elle a mangé au jardin. Et, légèrement perturbée par ce changement, elle a laissé la moitié de sa gamelle. J'ai dit : «Bon, ben moi je me baisse pas, si tu veux pas que ta gamelle reste dehors, t'as qu'à la rentrer toi-même». Elle a dit : «Ouaf». J'ai dit : «Tu fais comme tu veux, hein».

   Et la gamelle est restée dehors.

   D'ailleurs, c'est pas une gamelle, mais un petit saladier en verre marron, avec marqué «Offert par Huile Lesieur» dessous. Le grand luxe, quoi.

   Vers dix heures, elle a dit : «Ouaf». J'ai dit : «Je sais, je sais, espèce de casse-pieds, tu veux sortir». Je lui ai donc ouvert la porte... elle a descendu les trois marches... et elle est tombée en arrêt devant le petit resquilleur qui était venu se goinfrer des restes, les pattes avant dans la pâtée, les pattes arrière dans le vide. Elle a dit : «Ouaf». J'ai dit : «Laisse le hérisson tranquille».

   Ce qui me rappelle qu'il y a quelques années, j'ai shooté dans un hérisson. Pieds nus. Pas fait exprès, hein. Juste que je suis sortie dans le jardin, qu'il faisait nuit et qu'il passait par là. Eh bien je peux vous dire un truc : un hérisson, ça pique.

   Quelques jours plus tard, toujours pieds nus, j'ai marché sur une énorme tomate bien mûre. J'ai encore le son dans les oreilles : «Schhhlllpppllllphhphhhafffff». Ou quelque chose comme ça.

   Mais, revenons à nos hérissons.

   Ah... il est parti... tant pis !

publié dans : histoires de bêtes par Lady D.
ajouter un commentaire commentaires (2)   
Blog : Loisirs sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus