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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 08:38

Il dort dans le rocking-chair. Enfin, le chat Numéro Un. Et où est le chat Numéro Deux ? Il vaque à ses occupations de chat, tiens !

 

Bien. Là n'est pas la question. La question, c'est un chouette alboum que j'ai récemment, ô joie, ô bonheur, trouvé sur Deezer. Un alboum à mettre au crédit du trompettiste Blue Mitchell, hard-bopper pur et dur (donc que j'adore, forcément) qui passa plusieurs années dans le quintet d'Horace Silver, avant de former son propre groupe avec une poignée d'ex-silveriens (enrôlant au passage un tout jeune pianiste du nom de Chick Corea). Ensuite, on le retrouve aux côtés de Ray Charles, au sein du John Mayall Blues Band, du quintet d'Harold Land... et j'en passe.

 

Une bonne trentaine d'albums en leader, du Big 6 de 1958 au Summer Soft de 1977, deux ans avant sa mort. Et, juste avant Summer Soft, Stablemates, initialement paru sous étiquette Candid. Il y fait équipe avec Dick Spencer, saxophoniste alto méconnu (voire inconnu, d'ailleurs), dont les seuls titres de gloire semblent être d'avoir été un temps premier alto du big band co-dirigé par Lew Tabackin et sa femme Toshiko Akiyoshi, et membre du big-band de Louie Bellson. Ce qui, je vous l'accorde, n'est déjà pas mal. Et de toute façon, s'il fallait jauger le talent d'un musicien à l'aune de sa popularité... Sonorité tranchante, discours qui va droit au but, il est parfait, l'ami Dick.

 

Au piano, un Anglais. Issu d'une « musical family », comme on dit, à tel point que le papa fonde en 1942 son jazz club londonien rien qu'à lui, juste pour que ses fils s'y produisent. C'est donc au Feldman Swing Club que le petit Vic, âgé de 8 ans, fait ses débuts, en qualité de... batteur, aux côtés de deux de ses frères. Deux ans plus tard, toujours à la batterie, il se produit avec le AAAF Band de Glenn Miller. Ce qui ne l'empêche pas de passer au vibraphone, sur les conseils de son prof de batterie (jaloux de « Kid Krupa », le prof ? Allez savoir). D'ailleurs, ce n'est pas une mauvaise idée qu'il a là. Vic est un chouette vibraphoniste. Un bon exemple de son jeu empreint de swing et de sensibilité peut être entendu sur l'album Cannonball Adderley and the Poll Winners. Pourtant, c'est en qualité de pianiste qu'il rentrera au panthéon du truc qui swingue (et en qualité de compositeur aussi, par la grâce de son délicieux « Seven Steps to Heaven »). Sur sa carte de visite, un curieux tableau de chasse. Les noms de Cannonball et Miles Davis y côtoient ceux de Frank Zappa, Steely Dan et Tom Waits. En parallèle, une jolie carrière de leader, qui ne s'interrompra qu'à sa mort en 1987, à l'âge de 53 ans.

 

Je passe vite fait sur les deux derniers membres de ce quintet. Le batteur Dick Berk, parce que je n'ai pas grand-chose à dire sur lui, sauf qu'ici, il est tout simplement parfait. Et le bassiste John Heard parce que j'ai déjà écrit tout plein sur lui il n'y a pas très longtemps, et que si je commence, je vais encore en faire une tartine (ah, cette corde de do grave ! Pas que, mais surtout !).

 

Place à la musique, donc, avec un gros faible pour « There Will Never Be Another You », ou tout ce petit monde swingue sans s'occuper du reste, et pour le tendre « Portrait of Jennie », où l'ami John fait des rondeurs...

 

 

Publié dans : disques de chevet - Par L.D.
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 14:16
Publié dans : moteur ! - Par L.D.
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